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Apocalypse, please ! Chapitre 2

Publié le par BenT

Bonjour à tous.

 

Après plusieurs semaines de retard (entièrement de ma faute), voici la deuxième partie sur quatre du crossover entre Drak Béryl, personnage de l'auteur Emmessem et Lord Corlatius, que j'ai créé et que j'anime parfois ici. Après plusieurs teasers, un prologue et un premier chapitre, voici donc la suite des aventures entre le héros franco-japonais et le voyageur dimensionnel !

 

Passons cependant d'abord par un petit résumé avant de vous livrer le chapitre en lui-même.

Sur une Terre, un être mystérieux est appelé par un étrange vortex, au Nord de l'Australie. Pénétrant à l'intérieur, calmement, il entrevoit alors un autre monde, une Terre parallèle. Celle-ci est la réalité de Drak Béryl, jeune justicier vivant dans Europazia, la capitale des United States of Eurasia. Alors que Ryumaru, la véritable identité du héros, marche dans les rues de la cité aux côtés de son ami Sébastien, pour rencontrer une certaine Emeline qui pourrait l'intéresser, le Beffroi, monument ancien du Vieux Lille et ancien repaire d'une bande de criminels de haut vol, explose. Ses ruines encore fumantes révèlent l'arrivée de monstres terrifiants, inhumains, qu'Emeline semble connaître.

Sébastien, cependant, s'envole pour lutter contre les créatures, alors même que son ami ne lui connaissait pas de tels pouvoirs. Rapidement revenu après avoir chassé les monstres, Sébastien révèle qu'il est en réalité un voyageur dimensionnel, celui vu précédemment, et qu'il est là pour stopper de telles horreurs : il contrôle le corps de Sébastien après avoir possédé Emeline. Et il s'appelle, bien évidemment, Lord Corlatius.

 

Chapitre 2 : Faim d’informations.

 

 

 

 

Europazia, 11h03.

 

Le regard perplexe et interrogateur du jeune héros en disait beaucoup sur ce qu’il pensait de ce « Lord Corlatius ». Le ton sur lequel il lui avait parlé ne lui plaisait pas énormément, il était le seul homme à avoir le droit de se parler comme ça, car oui ça lui arrivait de se parler tout seul. Et la façon dont ce « nouveau Sébastien » lui parlait ressemblait aux dialogues qu’il entretenait avec lui-même.

 

Mais le pire c’est que même si le franco-japonais ne l’appréciait pas pour le moment, il croyait à son début d’histoire, étant donné tout ce qu’il avait déjà traversé, tout lui semblait possible, surtout après avoir rencontré cet homme au costume rouge et bleu neuf jours plus tôt ? en fait. Seulement il lui fallait encore plus d’éléments, il n’était pas quelqu’un de naïf à qui on pouvait faire croire tout et n’importe quoi. Une question principale le hantait :

 

« Ca veut dire que mon meilleur ami vient d’une autre réalité ?! »

 

En tant que geek de son état et fan de science-fiction, Ryumaru avait saisi tout le discours de cet exilé dimensionnel qui avait balayé un début d’invasion en un clin d’œil mais l’idée que Sébastien vienne d’une autre dimension ne lui plaisait pas forcément, même si ça restait possible. Un effacement de mémoire, un transfert via à un portail dimensionnel et le coup suffisamment puissant pour lui permettre de retrouver ses souvenirs, ça c’était déjà vu dans des séries ou dans des comics…

 

« Ou alors t’es une de ces créatures qui s’est implanté dans le corps de mon ami pour me tendre un piège ?! » demanda-t-il devant l’absence de réponse.

 

Corlatius resta silencieux, stoïque devant cet enfant d’une Terre qui n’était pas la sienne. Ce n’était qu’un simple humain, jeune, arrogant et apparemment légèrement capricieux, il ne comprendrait sans doute pas un mot de ce qu’il pourrait lui raconter. Même s’il devait quand même reconnaître une qualité à ce garçon : là où d’autres auraient pensé à une mauvaise blague de la part de leur ami ou auraient pris peur et auraient fui, lui était non-seulement resté pendant toute la bataille mais en plus il tentait de poser des questions pertinentes…

 

« J’t’impressionne tant que ça ? » questionna Drak Béryl qui attendait désespérément des réponses à ses interrogations…

 

La question de trop. Dommage le petit partait gagnant pour avoir un autographe ou une photo dédicacée ou même un simple mot gentil mais finalement il n’aurait rien.

De toute façon Ryumaru avait toujours eu une tendance à trop parler, d’où parfois l’utilité pour lui de se parler tout seul et l’explication du nombre d’exclusions de cours dont il avait été la malheureuse victime. Il allait retenter une interrogation quand l’être extra-dimensionnelle plaça son index sur sa bouche et fit :

 

« T’en as jamais marre de parler ? »

 

Sans en être conscient, il n’était pas le premier personnage à pouvoir à lui demander une telle chose. Sans attendre une quelconque réponse puisque de toute façon c’était une question rhétorique, Corlatius s’envola en direction des toits, il avait mieux à faire que d’écouter les délires d’un geek. Il avait une réalité pourrie à sauver et une vengeance à prendre…

 

Le Lord était arrivé sur un toit en à peine trois secondes et-demi, laissant un adolescent perplexe seul dans les ruines de la plus grande ville de l’Eurasie de cette dimension. Mais il avait tort. Il ne s’était pas retourné, il n’avait pas reculé, il voulait juste abandonner cet enfant pour sa propre sécurité mais malgré cela, il entendit la voix du franco-japonais, plus qu’une parole et plus qu’une demande, c’était un ordre hurlé :

 

« Hé, reviens ! »

 

Corlatius continua sa course, en lévitation, il n’allait pas demander à Ryumaru comment il était arrivé en haut, néanmoins cette témérité lui plaisait et un sourire se dessina sur « son » visage, enfin sur le visage de Sébastien…

Simplement l’euro-asiatique avait couru et avait grimpé à une échelle pour pouvoir suivre l’être au Stetson. Mais l’autre volait, il avait un avantage certains et selon ses calculs, jamais le geek ne pourrait le suivre. Encore une fois il se trompait, l’homme-dragon bondit pour passer au toit suivant, tout en sortant son sabre pour le planter, s’en servant comme d’une canne pour ne pas s’écraser. Il haletait mais sa détermination restait forte.

 

« J’ai dit…reviens ! 

-    -       -  Depuis quand on laisse les gosses se balader avec des armes coupantes ? Ta mère t’as jamais prévenu que tu pouvais te faire mal ? »

 

Et Corlatius continuait d’avancer, sans se retourner. Ses paroles avaient blessé Drak Béryl pour diverses raisons. Raison de plus pour ne pas qu’il abandonne. De toute façon abandonner n’avait jamais été une option : c’était le corps de son meilleur ami que cette « chose » contrôlait et c’est avec ce même corps qu’il avait l’air de vouloir sauver le monde…ou faire autre chose, il ne savait pas exactement.

 

« Tu me prends pour un con ? Tu crois que tu peux débarquer comme ça d’une autre dimension et tuer des monstres en te servant d’un corps qui n’est pas le tiens ? Et qu’en plus je vais rien faire ?!

-       -  Ecoute petit, t’as pas fait ta crise d’adolescence ? Eh bien, sache que c’est pas parce que t’as un sabre que tu peux tout te permettre.

-       - Je n’ai pas juste un sabre. »

 

Tant pis. Nogard n’avait pas le choix. Il pourrait très bien y avoir des témoins, peut-être même des journalistes zélés armés de caméras et d’appareils photos mais il n’avait pas le choix.  Il pourrait peut-être utiliser une technique spéciale pour se cacher mais il n’avait ni suffisamment d’expérience ni suffisamment de temps pour la trouver. Pour Séb, il devait le faire. Une grande inspiration suivie d’une énorme déflagration, voilà comment le jeune homme réglait ses problèmes.

 

Corlatius esquiva la déflagration sans problème mais pour la première fois depuis leur rencontre, il resta figé, affichant un regard surpris. Perplexe, il venait de comprendre d’où venait la fougue de ce jeune homme et il se retourna, ayant pour seule réaction :

 

« C’est donc ça ce que les Gardiens du Multivers appellent un super-héros ?

-       -  Les quoi ? demanda un Ryumaru encore essoufflé par sa course et l’utilisation de ses pouvoirs.

-       -  Laisse. Tu es étonnant, petit. Et je peux avoir besoin de toi.

-       -  Je… je veux juste aider, en fait, bredouilla le jeune homme, surpris du brusque changement d’avis de Corlatius.

-       -  Et tu veux aussi que ton ami récupère son corps. En fait, tu veux m’aider pour que je dégage de là, c’est ça ? fit l’étranger en souriant et en s’avançant calmement vers le rebord du toit sur lequel ils se trouvaient.

-       -  Mais… je… enfin…

-       -  Pas la peine, gamin. C’est toujours la même chose, souffla Corlatius, lassé. »

 

Il faisait face à la ville, ravagée pour une grande partie. Les secours arrivaient partout, et bientôt ils s’interrogeraient sur l’origine de ces choses et pourquoi elles avaient disparu aussi rapidement. Malgré l’efficacité des Tourmenteurs, les saloperies ailées qui avaient massacré plusieurs citoyens et passants, il y aurait des survivants qui auraient vu son action, et toute la flicaille locale partirait à sa recherche – à leur recherche, même.

 

S’il ne s’en était pas rendu compte, Corlatius comprenait maintenant qu’il avait emmené ce gamin inconnu dans cette histoire. Sans le faire exprès, il l’avait associé à son attaque en prenant possession du corps de son ami. Même si la police avait autre chose à faire, elle remontrait un jour à l’autre jusqu’à lui… jusqu’à eux, d’ailleurs.

Il ne pouvait pas rester là. Et Ryumaru non plus.

 

Lentement, il se tourna vers ce type, ce gamin aux pouvoirs bizarres, incompréhensibles pour lui mais sûrement liés à une quelconque mutation ; c’était à la mode, dans la majorité des mondes parallèles qu’il avait visités. Dans l’un d’entre eux, il avait même vu d’autres gosses de l’âge de l’euro-japonais, menés par un vieux chauve bizarre, avec des sortes de costume, or et bleu… un truc immonde, immettable, insupportable. Glauque.

Ses yeux se rétrécirent sur la figure de son « acolyte ». Il n’avait pas demandé d’allié, mais… il ne pouvait pas le laisser ici. Il n’aimait pas travailler en équipe, mais… il avait des pouvoirs, et semblait savoir comment s’en servir.

 

« Nous devons partir… Ryumaru, c’est ça ? Ryu, je crois, annonça-t-il d’une voix forte, cherchant dans les souvenirs de Sébastien des informations sur son camarade du jour.

-       -  Partir ? Pourquoi ?

-      -  Une partie de la ville est détruite, des Tourmenteurs, des Bulles Ocres et Liktallzzz ont tenté de l’envahir. Beaucoup m’ont vu avec toi avant de m’envoler pour les chasser. Et je n’ai aucune envie de répondre aux questions de votre police.

-     -  Tourmenteurs ? Bulles Ocres ? Et c’est quoi un… Liktalzzz ? Et où on irait ? fit Drak Béryl, incapable de suivre cet étranger qui semblait parler définitivement une autre langue.

-       Cordouan, au large de la Gironde. Du moins, si c’est comme ça que vous appelez ici l’Ouest de la France… je ne me ferai jamais à ces foutus changements entre réalités.

-       -  Je… oui, mais…

-       -  Viens, on n’a pas de temps à perdre. »

 

Sans prévenir, Corlatius prit Ryumaru au col et le projeta dans les airs, au-delà du rebord, au-delà du toit. Surpris, le jeune héros mit quelques secondes à réagir. D’abord incapable de comprendre ce qu’il se passait, il laissa son corps prendre les commandes pour se sauver – mais c’était trop tard.

 

Falling-Man.jpg

Source : http://dark.pozadia.org/wallpaper/Falling-Man/


Malgré son mouvement désespéré, visant à attraper sa lame pour l’embrocher dans l’immeuble et freiner sa chute, l’épée ne fit que rebondir contre la paroi. Il tombait bien trop vite pour user de ses pouvoirs et de son entraînement. Une sueur froide n’avait même pas le temps de couler le long de son dos : il allait mourir. Ici, maintenant. Sans même avoir pu voir la fin de sa série préférée.

 

« Pathétique, hurla une voix dans son oreille gauche. »

 

Ryumaru sentit deux bras solides passer sous ses jambes et sa nuque. Sa chute terrifiante se stoppa net alors que Lord Corlatius l’emportait dans le ciel encore sombre et tourmenté de la ville. Il avait récupéré quelques secondes plus tôt l’arme lâchée par l’euro-japonais, et secouait la tête de dépit.

Il avait des pouvoirs, oui… mais rien de vraiment utile pour se déplacer !

 

« Tu ne voles donc pas, siffla Corlatius entre ses dents alors qu’il s’élevait au-dessus des nuages, portant toujours comme un sac de patates celui qui se faisait appeler Drak Béryl.

-    -  Euh… non. J’aurais pu te le dire, hein, ça aurait été plus… calme, parvint à énoncer à voix haute le jeune homme, toujours incapable de comprendre vraiment ce qu’il venait de se passer.

-       -  Et beaucoup moins drôle. »

 

Ryumaru leva les yeux vers Corlatius, qui ne lui accorda aucun regard ; il était terrifiant, et… troublant. Il semblait si infect, si insupportable, mais en même temps tellement cool aussi… il ne savait pas comment réagir. Devait-il s’opposer à lui ? Le surveiller ?

Il possédait le corps de Sébastien, après tout, il était un danger pour son ami. Mais il était aussi le seul à avoir pu repousser l’attaque de toutes ces choses… il était le seul à savoir ce que c’était. Et à pouvoir les arrêter.

 

« Où… où va-t-on ?

-     -  Dans une gare. Je crois qu’il y en a une, bientôt. Nous allons prendre le chemin le plus cours pour aller en Gironde, et après nous irons à Cordouan, énonça avec un ton neutre et concentré Corlatius, qui continuait à regarder devant lui en volant au-dessus des nuages.

-       -  Pour… pourquoi ?

-       -  Pour les stopper.

-       -  Pour stopper qui ? »

 

Corlatius poussa un long soupir. Le voyage allait être difficile.

 

« Les autres. Liktallzzz, l’énorme monstre qui était dans le Beffroi n’était que le début : il a été chassé, mais ses camarades, ses frères et sœurs, vont tenter leurs chances. Et Cordouan est leur passage préféré après un échec.

-       -  Je… je connais même pas…

-     -  C’est normal : c’est une île qui apparaît et disparaît fréquemment avec les phénomènes maritimes et la marée. Il y a plusieurs structures de ce type dans le monde, des choses que les scientifiques ne comprennent pas encore réellement. Des volcans, ou des terres au-dessus d’un volcan, qui poussent suite à des changements thermiques et tectoniques dans la structure même de la Terre. Les savants expliquent ça grâce au hasard ; ils se trompent.

-      -  Ah ?

-     -  Oui. Ce n’est pas par hasard que Cordouan apparaît, ou que Ferdinendea se retrouve à l’air libre – Ferdinendea étant une île de ce genre entre l’Italie et la Corse. Ce sont des passages, des vortex, des canaux entre les mondes. Et plus spécifiquement entre ce monde et celui de ces créatures. Vous avez eu un Lovecraft dans ce monde ?

-      -  Quoi ?  

-      -  Howard Philippe Lovecraft, 1890-1937 ? Ecrivain, créateur de nouvelles, de l’univers de Cthulhu ? Monstres mythiques, tentacules, etc. ?

-       -  Ah… oui, oui. J’en ai entendu parler étant donné ma « passion pour la littérature », murmura Ryumaru, alors qu’il n’avait jamais posé les yeux sur les œuvres de l’auteur.

-       Bien. Lovecraft était un Illuminé, un être capable de voir entre les dimensions et les mondes. Quelques élus, chaque génération, peuvent ainsi découvrir comment les autres réalités évoluent. La plupart d’entre eux deviennent fous, sont tués par leurs proches, mais pas Lovecraft. Elevé essentiellement par ses deux tantes, qui le couvaient, il a pu découvrir le monde de ces créatures – qu’on appelle l’Anté-Monde, d’ailleurs. Et il a consigné ses rêves, ses fantasmes et ses illuminations dans ses œuvres. Tu vois donc ce que nous devons affronter. »

 

Lentement, il baissa son allure pour se diriger vers le sol. Après avoir passé les nuages, les deux surhumains apparurent un peu au-dessus d’une des gares principales d’Europazia. Si la ville avait été touchée à quelques kilomètres de là, tous les trains n’avaient pas encore été bloqués par les autorités. En réalité, Corlatius avait compté là-dessus pour rejoindre rapidement l’Ouest de la France, et échapper aux questions compliquées de fonctionnaires bourrus et obtus.

Il se posa sur le sol, et laissa son « acolyte » sauter de ses bras, pour que chacun retrouve sa dignité ; même si celle de son camarade était déjà bien entamée.

 

« Cordouan est un signe, Ryumaru. Elle n’apparaît que rarement, sur tous les mondes que je visite. Et, à chaque fois, elle prépare l’arrivée de menaces, différentes mais toujours liées à l’Anté-Monde : c’est généralement le lieu de passage. Après l’attaque de Liktallzzz, il n’y a plus de doutes : Cordouan est le signe d’une invasion. Et nous allons l’arrêter. »

 

Calmement, Corlatius s’avança vers la gare, prêt à monter dans un train pour le plus court trajet vers la Gironde.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b9/Train_station_Berlin_Lehrter_Bahnhof_2.jpg

Source : http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b9/Train_station_Berlin_Lehrter_Bahnhof_2.jpg

 

Derrière lui, le jeune homme suivait, subissant plus la situation qu’autre chose. Il ne savait toujours pas ce qu’il se passait vraiment, mais il visualisait les créatures de Lovecraft : si les mêmes devaient apparaître à Cordouan, il devait faire quelque chose ; même s’il ne savait pas quoi.

Son camarade d’autre-monde, lui, était troublé. S’il voulait paraître détendu, sûr et déterminé devant l’homme qui se faisait appeler, en costume, Drak Béryl, il ne l’était pas autant intérieurement. Il n’avait pas imaginé que Liktallzzz soit le premier : s’il était l’éclaireur, vu sa puissance, il était vraiment à craindre que leurs prochains opposants soient terrifiants. La crème des troupes de l’Anté-Monde, qu’il devrait stopper seul – ce qu’il n’avait plus fait depuis des siècles ; depuis qu’il avait été expulsé de l’Anté-Monde, lui qui avait été jusqu’alors son seul et unique général.

 

Le bon vieux temps était définitivement loin.

Et c’était une bonne nouvelle pour ce monde.

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