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Apocalypse, please ! Chapitre 3

Publié le par BenT

Bonjour à tous.

 

Trop longtemps après le prologue, le chapitre 1 et le chapitre 2 du crossover entre Drak Béryl et Lord Corlatius, voici enfin le troisième et avant-dernier chapitre de cette histoire.

Toujours rédigée avec Emmessem, elle fait suite aux derniers événements.

 

Petit rappel : Ryumaru, jeune franco-japonais, vit dans un monde où l'Europe et l'Asie ont fusionné dans Europazia. Se balladant dans les rues avec son colocataire Sébastien pour rencontrer une fille lors d'un rendez-vous arrangé, il est malheureusement témoin d'une attaque de monstres terrifiants - que la jeune femme tente d'arrêter ! Tuée par les actions de créatures cauchemardesques, son esprit est alors transféré dans le corps de Sébastien. Celui-ci est alors contrôlé par Lord Corlatius, un voyageur extra-dimensionnel, qui met fin à l'attaque des monstres venus de l'Anté-Monde.

Cet univers tente d'envahir régulièrement différentes Terres parallèles, et semble avoir choisi celui de Ryumaru, en réalité le héros Drak Béryl. Tous deux décident alors de partir vers l'Océan Atlantique et l'île de Cordouan, sortie des eaux à nouveau pour être le portail d'entrée de l'Anté-Monde.

 

Bonne lecture !

 

Chapitre 3 : Une odeur pestilentielle.

 

 

 


Campagne française, 14h08.

Le chapeau vissé sur l’avant de son crâne, les yeux fermés, Ryumaru avait l’impression que Corlatius avait décidé de se reposer après toutes ces émotions. Lui-même aurait bien repris les forces qui lui manquaient s’il n’était pas paradoxalement excité par tout ce qui venait de passer. Il savait que le monde, aussi fou que cela pouvait paraître, était en danger et qu’il, et là ça devenait vraiment inconcevable, était un des deux seuls pouvant le sauver.
Il allait faire face au plus grand défi de sa vie – même s’il avait l’impression qu’à chaque nouvelle épreuve, c’était toujours la plus grande. Théoriquement, il aurait dû penser à ses proches, songer aux amis absents et disparus, espérer être digne de son héritage et de son honneur ; normalement, il aurait dû être absorbé par ses réflexions et réfléchir à la meilleure façon de quitter ce monde héroïquement.

Or, la seule chose à laquelle pensait le jeune franco-japonais, la seule idée qu’il pouvait formuler se résumait assez simplement : c’était cool d’être avec un voyageur dimensionnel.

Drak Béryl fixait Corlatius depuis leur départ. Vêtu toujours de ses habits sales, puants et recouverts des matières visqueuses issues des envahisseurs d’Europazia, il n’était pas à l’aise mais n’en tenait pas compte. Ses yeux étaient rivés sur la silhouette immobile devant lui, les pieds posés sur le siège en face, les bras croisés, le chapeau baissé comme Indiana Jones.
Il avait la classe – mais c’était quand même un sale con.

Plus de deux heures plus tôt, ils s’étaient introduits discrètement dans une des gares de la ville, pour partir vers la Gironde et l’île qui venait de ressortir des eaux : Cordouan. Selon Corlatius, elle était le signe d’une invasion à grande échelle de la part de l’Anté-Monde, une dimension parallèle peuplée de monstres ayant inspirés à H.P. Lovecraft ses nouvelles.
Leur mission était de prendre un train, pour fuir la ville et les questions que la police allait immanquablement leur poser sur la manière de gérer une telle invasion. Or, si l’euro-japonais s’était naturellement dirigé vers les automates délivrant des billets, Corlatius lui avait fait signe de le suivre et avait violemment agressé un contrôleur.

 

http://fondecran.biz/fondecran/train/train_06.jpg

Source : http://fondecran.biz/fondecran/train/train_06.jpg

 

Avec quelques coups précis et bien placés, il avait frappé le visage d’un homme deux fois plus grand que Sébastien, le propriétaire initial du corps que le voyageur dimensionnel contrôlait depuis peu. La face boursouflée, les bras ballants, l’employé des trains avait été étendu avec une sauvagerie rare, qui avait réellement choqué Ryumaru.
Lui qui voulait défendre la Justice et sa vision personnelle de l’honneur avait du mal à accepter un tel comportement ; ce n’était pas bien – ce n’était pas digne.

« Tu sais, tu peux me poser des questions : je suis réveillé, murmura Corlatius au grand étonnement du jeune homme.
-    Hein ? Quoi ?
-    Je sais que tu me fixes, annonça d’une voix plus sûre son interlocuteur en se relevant et en enlevant son chapeau.
-    Je… oui, c’est vrai, avoua difficilement l’homme-dragon, qui dut détourner le regard ; voir en lui autre chose que Sébastien devenait de plus en plus compliqué.
-    Qu’est-ce que tu veux savoir ? »

Le jeune franco-japonais resta pensif, longuement. Des dizaines de questions trottaient dans son crâne, sur les dimensions, sur l’Anté-Monde, sur les monstres, sur la personne même de Corlatius – mais il ne pouvait pas toutes les poser. Il réfléchit encore quelques secondes, avant de se décider et de fixer, pour la première fois, ses yeux dans ceux de l’autre.

« Quels sont vos liens avec ces Lik…ces Licktails…ces créatures, Corlatius ?

Le Lord poussa un long soupire, il savait que cette question finirait par arriver. Des tas des souvenirs horribles revenaient soudain le hanter et il prit un temps de réflexion tout en fixant son jeune compagnon avant de répondre d’une voix assurée :

-    Je te l’ai déjà dit, non ? Je suis un nomade, un voyageur spatio-temporel, un genre de Gardien et je chasse ces… choses.

Ryumaru sentait de la haine dans l’expression de son ami et se posait donc encore plus de questions qu’auparavant. Cependant, il n’osa pas trop en demander pour l’instant, espérant juste qu’il en saurait plus avec le temps.

-    Puisque j’ai répondu, jouons au jeu de « je te pose une question, tu m’en poses une ». A moi donc : depuis que je t’ai rencontré tu m’intrigues. Tu es puissant, tu parles et tu agis comme un être qui a des centaines d’années d’expériences mais tu n’as pas l’arrogance d’un extra-terrestre, d’un être venu d’une autre dimension, d’une créature mythique ou même d’un mec qui a une machine temporelle : à l’intérieur comme à l’extérieur tu restes un adolescent ; j’en déduis que tu es humain. Par conséquent d’où te viennent tes pouvoirs, qui sont je présume juste de cracher du feu ?
-    J’ai le don de cracher du feu mais je pense qu’en l’exploitant, je peux faire sortir du feu par tous mes orifices…Quoi qu’il en soit, c’est compliqué à expliquer, disons juste qu’ils sont liés à mon sabre. expliqua l’eurasien sans vouloir en dévoiler trop sur ses origines et la façon dont il avait choisi sa voie. Et t’avais pas plus long comme question ?
-    Intéressant. Je pouvais faire plus court mais j’aime penser à haute voix. Par contre tu as perdu ton tour en posant par réflexe une question stupide et dénuée d’intérêt. Encore à moi.
-    Mais…
-    On ne dit pas « mais » à l’entité la plus cool du Multivers, compris ?
-    Oui c’est très clair, comme le fait que vous avez posé votre question.
-    …Bien vu.
-    Parfait ! En fait je me demandais surtout ce que vous avez vus dans les différentes dimensions que vous avez visité.
-    Elles se ressemblent toutes plus ou moins et sont basées     sur des variables X ou Y. Des futurs alternatifs, des univers en guerre, il y a de tout….le plus intéressant était un univers où toutes les époques de l’univers avaient convergé en un seul point, sur Terre. Mais étrangement je n’ai jamais vu aucun univers semblable au tiens, il est particulier…Comment est née Europazia ?
-    Conséquence de la Guerre Froide.
-    La Guerre Froide, une période passionnante et qui est la cause de tellement de dimensions ! L’Empire d’Amerika est en place ?
-    Il me semble pas. Mais vous posez pas un peu trop de questions ?
-    Si, mais tu en poses autant que moi ! »

Soudain, sans trop savoir si c’était le stress, la fatigue ou un mélange de tout, les deux héros éclatèrent de rire. Finalement sans pour autant l’apprécier, Corlatius trouvait son jeune compagnon très sympathique…pour un simple humain. Et Drak Béryl trouvait ce type au chapeau de cow-boy de plus en plus cool, même s’il continuait de se méfier de lui. Cette scène, ce rire naturel lui rappelait des moments vécus avec Sébastien quelques heures ou quelques jours plus tôt.

Mais la joie apparente masquait les doutes et les peurs de chacun. Cette série de questions avait rappelé des souvenirs traumatisants aux deux hommes et soulevait de nouvelles interrogations alors que des secrets le restaient. Pourquoi Corlatius chassait-il les créatures ? Pourquoi le franco-japonais était il devenu un héros alors que des dizaines d’autres opportunités s’offraient à lui ? Evidemment, un aveu restait en suspens : l’adolescent ne pouvait pas avouer qu’il sauvait le monde en pyjama vert et orange, ça faisait pas cool.

« Au fait, si tu as un costume… mets-le, il risque d’y avoir des caméras et de ce que j’ai compris tu cherches à préserver ton identité. C’est mieux comme ça, profites tant que tu peux encore le faire. »

Le train n’allait pas tarder à arriver, et Corlatius avait raison : malgré l’honneur et toutes les valeurs morales qui y sont associées, la discrétion et la préservation de son identité étaient primordiales pour Nogard, surtout qu’il savait qu’il était surveillé par le gouvernement Eurasien depuis déjà plusieurs mois.
En tant que clandestins, nos deux héros s’étaient placés dans un endroit du train où ils ne pourraient pas être vus avant leur sortie, mais Drak Béryl s’éclipsa quand même relativement loin de l’être venu d’une autre dimension pour qu’il ne puisse pas le voir pendant qu’il se changeait.

Pendant l’attente, « Sébastien » pensa énormément à tout ce qui était en train de se passer. Les murs entre les dimensions étaient affaiblis en ce moment et c’était en partie à cause des créatures de l’Anté-Monde. Aucun monde ne se remettait complètement d’une attaque de ces monstres mais celui-ci semblait vraiment différent des autres. Plus sensible aux problèmes d’ordre « multiversel »…ce qui n’était pas forcément une bonne chose. Et le processus qui allait bientôt se déclencher…

« Alors, t’en penses quoi ? »

 

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Drak Béryl par Fabien WALESCH.

 

Interrompu dans son raisonnement par cette voix d’adolescent, le Lord fixa le jeune humain, son costume vert et orange avec le « D » sur la poitrine et ce masque de ninja, se retenant d’afficher un sourire narquois. C’est pas qu’il n’aimait pas le costume mais on voyait directement que c’était un adolescent qui l’avait confectionné et qu’il avait essayé de l’améliorer mais ce faisant il révélait plus ou moins ses origines. Ainsi ce n’était pas réellement un moyen de cacher son identité mais plutôt le miroir de sa personnalité, le « vrai » Ryumaru Nogard était révélé par cet accoutrement et quelqu’un qui le connaissait bien n’aurait pas de mal à deviner qui il était.

« Ton pyjama te donne un air très…ARRGH ! »

Soudain saisit d’un violent spasme, l’extra-dimensionnel ne put finir sa phrase et se retint à la barre derrière lui pour ne pas s’écrouler au sol. Il reprit son souffle et tenta de démarrer une nouvelle phrase sympathique et cynique à la fois. Mais cette fois un spasme plus violent le fit balbutier une phrase incompréhensible, même pour lui, et il serait tombé si le franco-japonais ne s’était pas jeté sur lui pour le rattraper. Ca y est, le processus commençait et personne n’en serait ravi.

« Qu’est-ce qui t’arrive ? demanda le samouraï de feu.
-    C’est rien…prononça difficilement un Corlatius tremblant de toute part, luttant contre les crises, conscient que son acolyte ne le croirait pas.
-    C’EST RIEN ?!

Le hurlement du héros vert et orange raisonna dans tout le wagon. Sa rage était incommensurable et par-dessus les spasmes il secoua le Lord, affichant un regard noir derrière les yeux blancs du masque.

-    T’ES DANS LE CORPS DE SEBASTIEN ALORS NE DIS PLUS JAMAIS QUE C’EST RIEN !

Le Dragon plaqua Corlatius contre le mur. Ce dernier comprit alors que l’heure des révélations était venu. Tant pis, ils auraient au moins passé un bon moment.

-    Es-tu prêt à tout entendre ?
-    Evidemment.
-    Pour faire court il nous reste environ 44 heures et 17 minutes.
-    Avant quoi ?
-    …
-    Réponds !
-    Prendre le contrôle d’un corps implique des risques pour l’hôte. Mes pouvoirs « poussent » à l’intérieur de Sébastien. 48 heures après la fusion, il mourra. Soit dans maintenant 44 heures et 15 minutes. Je suis désolé.

Le sang de Ryumaru ne fit qu’un tour et il dégaina son sabre, le pointant vers Corlatius.

-    Tue moi, tue ton ami et condamne cette dimension si ça t’amuse !.
-    Ce n’était pas mon intention. Pourquoi ne m’as-tu rien dit ?
-    Regarde ta réaction d’humain pathétique et égoïste ! Qu’aurais-tu fait si je t’avais prévenu ?! Ose me dire que tu aurais foncé vers l’aventure avec un sinistre inconnu plutôt que de chercher à me faire sortir de ce corps ! On aurait perdu encore plus de temps que ce qui était prévu ! »

Un silence pesant s’abattit pendant quelques secondes qui parurent des heures. Drak Béryl savait que l’autre avait raison. Il rangea son sabre, même si ça le répugnait de savoir que son meilleur ami était condamné.

« Cependant, ne pleures pas. Si je sors de ce corps avant le délai imposé, il vivra.

Ces mots étaient une véritable lueur d’espoir pour le Dragon.

-    Alors, finissons-en. »

Corlatius replaça son manteau et repositionna son chapeau sur son crâne. Ryumaru s’était retourné et fixait l’extérieur, alors que le train était en train d’arriver en gare ; quelque chose était brisé entre eux, ils le savaient. S’ils avaient commencé à s’apprécier et à se rapprocher lors du voyage, le voyageur dimensionnel sentait que ce lien avait disparu.

Il le comprenait, bien sûr : ce devait être insupportable de découvrir un proche manipulé, possédé et absorbé par un visiteur inopportun. Surtout, l’injustice était encore plus inacceptable quand l’hôte était innocent, pur… normal. Et Sébastien semblait l’être, au vu des souvenirs et des réflexes qu’il commençait à mieux appréhender.
En effet, si ses propres pouvoirs apparaissaient de plus en plus à l’intérieur du jeune homme, le processus allait dans les deux sens : au fil des heures qui s’écoulaient, inexorablement, Corlatius en apprenait plus sur sa victime – et souffrait d’avantage de devoir lui imposer une telle agonie.

Sébastien commençait à devenir plus qu’un corps. Son amitié pour Ryumaru, ses tics de paroles, sa façon de faire des phrases immenses et trop longues… tout cela commençait à devenir normal pour lui. Il commençait à adopter les réflexes du jeune adulte, et il savait que le temps pressait s’il voulait le laisser survivre – s’il voulait lui laisser son corps.

« Sortons, annonça d’une voix neutre l’étranger.
-    Bien. »

La voix de Drak Béryl avait été froide, inhumaine ; Corlatius acquiesça et pénétra dans le couloir du wagon. En quelques enjambées souples et dynamiques, il parvint à la porte et l’ouvrit à la vole tandis que le train était encore en train de freiner. Son idée était de se jeter sur le quai pour échapper aux curieux et partir rapidement vers l’Océan, pour rejoindre Cordouan.
Hélas, il aurait dû savoir que ses plans ne fonctionnaient jamais comme ils le voulaient.

Alors que la porte s’ouvrait en grand, une foule d’une trentaine de personnes s’amassait déjà sur le quai. Surpris, décontenancé, il ne put prévenir à temps Ryumaru, qui fonçait tête baissée pour ne pas avoir à fixer la silhouette de son ami possédé. Le jeune héros bouscula alors Corlatius, et apparut directement à ceux qui attendaient l’arrivée du train.

 

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Source : http://lecantilien.blogencommun.fr/wp-content/uploads/gare-du-nord-foule-300x225.jpg

 

En réalité, la foule était rassemblée pour fuir. Après l’attaque d’Europazia, le monde entier avait été informé de la catastrophe et les autorités ne parvenaient pas à gérer efficacement la crise. Tous ceux qui ne se terraient pas au fond de leurs caves voulaient rejoindre les campagnes ou les grands espaces, dans l’espoir imbécile d’échapper au pire.
La présence de tous ces désespérés ne tenait donc qu’à leur besoin irrépressible de fuir – mais tout changea quand ils virent le costume orange et vert.

Jusque-là, Drak Béryl n’avait été qu’une rumeur, qu’une légende urbaine dont beaucoup se moquaient et riaient. Même si son action avait eu des impacts, même si des gens de plus en plus différents évoquaient sa présence rampante et protectrice, la majorité de la population n’y croyait pas ; elle ne pouvait pas y croire, tout simplement.
Cependant, tous connaissaient le « gros » des racontars, sur le costume, le style… bref, l’allure générale du ninja coloré. Et ils le reconnaissaient.

Pendant de longues secondes, un silence assourdissant emplit le quai. Violent, brutal, il agressait les sens tant il était inapproprié en présence d’une telle foule. Et, comme si quelque chose venait d’être libéré après une trop longue attente, ils crièrent – tous.

Néanmoins, leurs hurlements n’étaient pas vindicatifs, agressifs ou haineux : ils étaient… positifs. Encourageants. Pleins d’espoir.
Ils sautaient, levaient les poings, criaient pour Drak Béryl – ils l’encourageaient. Sitôt qu’ils l’avaient vu, ils avaient compris : il existait. La rumeur était vraie. Quelqu’un, quelque chose, protégeait ceux qui en avaient besoin et veillait ; et il était là, maintenant. Pour arranger. Pour sauver. Pour les sauver.

Corlatius avait profité des hurlements et de la folie ambiante pour disparaître dans la foule et se rapprocher de l’extérieur. En quelques instants à peine, il fut en dehors de la gare, se dirigeant à pieds et en silence vers l’Océan.
Dans quelques minutes, il savait que Drak Béryl s’éclipserait après avoir profité d’un bain de foule sûrement mérité. La tension reprendrait entre eux, et ils devraient aller au-delà de leurs différences pour tenter de sauver ce qui pouvait encore l’être. Mais, pour le moment, il s’autorisait à un léger sourire en imaginant ce qu’était en train de vivre Ryumaru. C’était peut-être la part de Sébastien en lui, c’était peut-être ses émotions qui reprenaient enfin le dessus, mais… il était heureux pour lui.

Drak Béryl allait devoir affronter l’enfer – et pire encore.
Il méritait de profiter d’un peu de gloire et de bonheur avant. Ce ne serait peut-être pas le cas après – et il n’y aurait peut-être pas d’ « après ».

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