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La page blanche - résurrection du blog

Publié le par Benjamin Thomas

Salut.

 

Après des mois d'inactivité, je reposte quelque chose. J'ai eu des inconvénients personnels, mais j'ai aussi eu le complexe de la page blanche. Ce n'est pas réglé, je pense même que ça peut prendre longtemps avant que j'aille "mieux" artistiquement parlant. Mais... ça fait mûrir, ça me fait mûrir.

Ce texte, ce n'est pas le meilleur que j'ai fait, mais c'est peut-être un des plus honnêtes. La forme n'est sûrement pas bonne : lente, longue, égocentrique. Mais le fond est sincère et j'avais besoin de le faire. J'espère pouvoir allier les deux plus tard, voire même demain. On y croit !

 

La page blanche.

 

Rien. Ca ne veut pas. Ca ne veut toujours pas.

 

D’un geste rageur, je referme l’écran de mon ordinateur portable. Je suis énervé : ça fait deux heures que j’essaye d’écrire. Deux heures. Pour rien. Rien de rien. Ou plutôt si… j’ai écris quelque chose. Mais de la merde. C’est encore pire que rien écrire, au fond. C’est pouvoir écrire mais sans être efficace. Sans avoir la magie.

 

J’ai besoin d’air, de souffler. Mais j’ai l’impression que je ne fais que ça en ce moment : me reposer, m’aérer l’esprit, glander. J’écris, ou en tout cas j’essaye d’écrire. Ce n’est pas mon activité principale… pas encore, j’espère. Je suis étudiant, encore. C'est-à-dire glandeur professionnel pour beaucoup de gens, mais ce n’est pas toujours vrai.

C’est sûr, c’est bien plus facile que l’usine, balayeur ou même caissier, mais quand on bosse et qu’on rentre chez soi, c’est très souvent le moment du repos. Ce n’est pas vraiment le cas pour les étudiants, qui doivent en général encore réviser, apprendre ou disserter chez eux. Je ne me plains pas, je constate.

 

Au fond, c’est encore sympa d’être étudiant : il y a des avantages, il y a des copains mais ça laisse peu de temps pour le reste. Pour écrire, surtout.

Oh, je sais bien que ça sera la même chose quand je bosserai : j’aurais encore moins le temps, je râlerai encore plus. Je sais que mes années universitaires sont le meilleur moment pour m’entraîner, pour m’affirmer, pour vivre ma passion.

Mais il y a un problème : ça fait trois mois que j’ai le complexe de la page blanche.

 

Je sais, c’est cliché mais c’est comme ça. Depuis trois mois je n’arrive plus à aligner une page correcte, ça ne marche juste plus. Je pensais que ça ne m’arriverait jamais, que je n’aurais pas à souffrir d’une telle saloperie.

Pendant des années, j’écrivais des tonnes par mois, voire même par semaine. J’étais boulimique de l’écriture, enchaînant nouvelles, séries, etc. J’écrivais énormément, oui. Pas toujours avec la meilleure des qualités, mais j’enchaînais, encore et encore. Je riais presque de ceux qui n’arrivaient pas à écrire, ne comprenant pas pourquoi et comment ceux qui se disaient passionnés n’y arrivaient juste plus. J’étais insouciant et je me pensais différent, ou au moins plus « intègre » qu’eux.

J’étais un beau crétin.

 

Je ne sais pas d’où vient la « panne », d’où vient ce manque d’envie, ce manque d’allant. Des problèmes personnels ? J’en ai eu, j’ai été servi même depuis quelques mois mais… ça va. Ce n’est pas monstrueusement grave non plus, ça a pu être arrangé et géré. Et même : je n’ai pas vécu une perte, je n’ai pas été abandonné. Je vais bien, la majorité de ma famille va bien, mon amie va bien.

Ce n’est pas ça. Ca ne peut pas être ça, comme excuse.

 

Des problèmes professionnels, alors ? Oui, bien sûr : ne pas savoir ce qu’on veut faire de son avenir peut bloquer, mais j’avais déjà ça avant. Choisir, ça n’a jamais été mon truc, et malheureusement pour moi, je m’en sors assez bien pour avoir plusieurs pistes devant moi pour les années à venir. Bien sûr que tout ça peut me bloquer, bien sûr que tout ça peut jouer, mais ça n’est pas ça la raison principale du blocage.

Ca n’est pas ça qui m’empêche de « respirer », comme je le disais avant. Car oui, avant, je considérais qu’écrire m’était autant indispensable que l’oxygène. Maintenant, j’étouffe et je ne parviens pas à ouvrir grand la bouche pour inspirer. Et ça me fait peur.

 

Je crois que c’est ça la clé, en fait : la peur. Ma peur.

Comme tout le monde, j’ai peur. Personne ne peut éviter ce sentiment, personne ne peut être frappé par une phobie. Ceux qui disent ignorer la peur sont des crétins. Ce n’est pas être courageux que de vouloir ignorer la peur. Être courageux, c’est faire face à sa peur, l’accepter et aller de l’avant quand même. Et c’est ça que je n’arrive pas à faire.

 

Je ne suis pas l’homme le plus brave du monde. Je n’ai jamais voulu l’être, bien sûr, mais je n’arrive pas à faire face à ce que je crains le plus.

L’échec.

La critique. Négative.

 

Oh, je sais : chaque écrivain devrait être son autocritique et accepter les critiques d’autrui comme un cadeau pour avancer, pour évoluer, pour faire mieux encore. C’est le mieux à faire, oui. Mais c’est difficile d’accepter les jugements des autres, d’entendre ou de lire qu’une idée ou qu’une histoire est mauvais ou devrait être remaniée alors que vous avez passé des heures dessus.

C’est dur, oui. J’ai un égo, comme tout le monde, et il est très sensible sur le registre de l’écriture. Tout simplement parce que c’est ce que j’aime faire et parce que je veux en faire mon métier.

 

C’est là où est mon problème, mon blocage.

J’ai peur qu’on me dise que je n’ai pas le niveau. J’ai peur d’apprendre que je ne suis pas assez bon pour vivre ma passion et en vivre. J’ai peur d’échouer.

 

Alors je me bloque. Je ne tente pas. Ou plus, en fait.

C’est nul, je le sais. J’en ai honte, mais c’est comme ça. Je suis terrifié à l’idée d’échouer alors je ne me lance pas. Je sais que j’échouerais alors immanquablement, mais… comme ça j’aurais une excuse. Ca sera de ma faute mais je ne saurais jamais si j’avais le niveau ou pas. J’aurais des regrets mais je ne me serais pas pris une claque éventuelle.

Heureux les ignorants. Sauf que je ne suis pas heureux.

 

Tout ça, ça me rend malheureux. J’aime écrire. J’aime ouvrir un fichier Word et passer des heures dessus, écoutant inlassablement certaines musiques pour réussir à faire quelque chose. J’aime sentir la sueur qui dégouline le long de ma colonne, j’aime avoir les yeux qui piquent à force de fixer l’écran, j’aime avoir des crampes aux jambes et les fesses collées au siège.

J’aime être dans ce que je fais, j’aime créer. J’adore ça : partir d’une idée, imaginer un monde, des personnages, des situations. Être un créateur, décider de ce qui va se passer. Mais aussi dire quelque chose, essayer de transmettre une idée, une révolte, un sentiment dans mes écrits. C’est le plus dur, ça. Mais c’est le plus gratifiant quand ça fonctionne.

 

J’aime écrire, mais j’aime aussi recevoir des éloges… oui, je suis égocentrique. J’aime qu’on me dise qu’on aime ce que je fais. C’est pour ça que j’ai peur de vraiment me lancer : j’ai peur que ça change. J’ai peur de perdre encore confiance en moi. C’est con mais c’est comme ça que je marche. Comme un crétin, je m’énerve quand on n’aime pas ce que je fais.

 

Oui, c’est bête. Parce que je m’empêche de faire ce que je veux, à cause de ça. Parce que je ne vais pas au bout. Parce que je reste un écrivaillon alors que j’aime ça et que je veux être écrivain. Oh, je sais bien qu’être professionnel ça sera peut-être trop dur, mais… être publié. Avoir quelque chose tiré de moi-même dans les mains. Montrer à tous que je suis capable de quelque chose. Que je ne suis pas qu’un gentil garçon qui travaille bien à l’université.

Je ne veux pas être oublié, je crois. Beaucoup d’artistes ont cette peur et je ne suis pas original en la partageant. Ouais, je suis terrifié par beaucoup de choses, mais ça me fait cogiter. Je mourrais. On mourra tous. Et je ne veux pas être oublié, je ne veux pas que ma vie soit simplement une voie classique et logique. Bien sûr, mes proches se souviendront de moi, mais au bout de trois générations ça sera fini. Je ne serais qu’un grain de sable envoyé au vent, aussi inutile que la fourmi qu’on écrase.

Ca ne me suffira pas.

 

Même si je ne suis édité que pour un livre, même s’il ne se vendra pas, au moins… au moins, j’aurais fait quelque chose qui ne sera pas oublié. J’aurais participé à l’Histoire. J’aurais été là, et certains pourront le savoir. C’est important pour moi.

 

Seulement, ça ne fonctionnera pas si je ne m’y remets pas. J’ai peur. Je suis terrifié par l’idée de la critique négative, par l’idée d’échouer. Mais… je n’ai pas le droit de ne pas essayer. Je n’ai pas le droit d’avoir des regrets : je peux essayer. Je peux échouer. Mais j’ai les capacités pour tenter, alors… je le dois. Je me le dois.

Ce n’est pas une question d’honneur, ou même de mon image par rapport à mes proches. C’est moi face à moi-même.

 

La page blanche ? C’est un blocage. Mais je dois le surmonter. Même si j’échoue… même si j’ai peur, même si j’aurais toujours peur. Je dois vivre avec ça, parce que sinon… sinon, je ne sais pas si je vivrais encore. C’est ma passion, une partie de ma vie. Même si d’autres diront que c’est mauvais, ça restera toujours en moi. Je ne perdrais personne à essayer et à échouer. Je ne la perdrais pas.

 

Ca sera dur mais c’est comme ça que ça marche. Ca fait mal au début, on a peur mais on continue parce qu’on en a besoin. Comme pour les enfants qui naissent, qui crient quand ils respirent et qui ne peuvent s’en passer.

Je dois respirer. Et j’ai recommencé, là, maintenant. Ce n’est pas parfait, ça prend du temps, ça fait un peu mal… mais c’est là. Ca recommence. Et ça fait du bien.

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PouF 17/07/2010 01:36


En te lisant, je me suis imaginé un étudiant très cartésien, les pieds bien sur terre.

Si ce n'est l'aspect journal intime (sur un blog, pourquoi pas) dont je ne suis pas adepte. j'ai trouvé intéressant les différents sujets abordés.

Que les vents t'accompagnent.
PouF

P.S.: Merci pour le lien vers Asturyan, t'avais aucune obligation.


iSpawn 16/07/2010 21:27


Cela faisait un petit moment que je n'étais pas passé sur ton blog. Ce dernier écrit est d'autant plus intéressant que cette situation, finalement familière par de nombreuses personnes, est
développée intelligemment.

Je te souhaite bon courage et j'espère que tu retrouvera cette inspiration qui t'a fais défaut, peut-être une fois, mais qui reviendra, sois-en sûr.

À tout bientôt.


Benjamin Thomas 11/07/2010 15:37


@Kala : merci de l'avis, du conseil et d'avoir apprécié.
Ton conseil est bon mais peu adapté à mon souci : j'ai des idées, j'ai ce qu'il faut en tête mais j'ai du mal à me lancer dans l'écriture, à sauter le pas entre le brouillon du cerveau et la
pratique. Mais ça commence à revenir, comme en témoigne ce texte.

@Peeshan : merci à toi aussi de me lire !
Je suis content que ça te plaise même si le style ne te plaît pas d'habitude, le compliment est encore plus fort. Je sais bien qu'il faut accepter quand ça ne va pas mais c'est frustrant : ça ne va
pas quand j'aurais le temps d'écrire, et je suis frustré quand j'ai envie mais quand je suis pris par d'autres obligations. C'est injuste.
Pour le précédent texte, oui c'est un peu voulu pour le personnage mais j'en ai peut-être fait de trop. Ca m'arrive souvent, je veux trop en faire et trop expliquer.

@Romain : merci d'avoir lu et non, l'idée de la critique négative ne te visait pas. Je sais bien que tu penses le contraire mais c'est l'idée même d'une critique négative qui me déplaît et non pas
les tiennes, car elles sont après tout fondées. Non, c'est le fait général qui me fait peur, c'est tout.
Merci de ton avis, après. Pour le fait que je n'ai pas assez poussé, c'est pour ne pas en dire trop et garder l'esprit des pensées qui volent. Pourquoi en dire plus si le personnage sait déjà ce
qu'il ressent ? Il y pense, il n'a pas besoin de s'expliquer à lui-même ce que ça débloque. Mais j'aurais peut-être pu pousser plus loin.

Merci en tout cas à tous les trois pour votre visite et vos commentaires !


Romain 10/07/2010 20:55


NB : je vais compenser ma critique élogieuse de la dernière fois. Cette fois-ci, je suis une enflure ! Pas de pitié ! Ce commentaire va transpirer la méchanceté gratuite, la critique acide et le
Nutella périmé.

Avant-propos : je m'insurge, tu m'as habitué à de l'innovation. Ecrire sur le manque d'inspiration quand on manque d'inspiration, c'est indigne de ce que tu sais faire et de ce à quoi tu m'as
habitué !

"j’ai écris" -> Mais nooooooon, c'est un participe passé m'enfin donc ! On écrit "j'ai écrit" crébon dieu !
"J’étais un beau crétin." -> Tu l'es toujours !
"La critique. Négative." -> AHAH c'est à cause de moi, hein ? Avoue ! Tu me hais, reconnais-le !

__________

Passé cet aparté des plus malhabiles (oui, mais je voulais faire un kif), venons-en à la vraie critique, celle qui sert à quelque chose d'autre que tenter vainement de faire sourire. Oui mais voilà
! Comment critiquer un texte qui fait part du mal-être résultant de la critique ?
Là, c'est embêtant. Parce que si je dis que ce texte est mauvais, cela ne fait que prolonger ce cercle vicieux. Mais, comme tu me connais, tu sais que je ne te ferai pas d'éloge infondé. Tout ça
pour dire que je vais être à nouveau sincère, donner mon avis, en espérant que cela n'envenimera pas plus ce mal-être.

Le texte en soit n'est pas assez fouillé à mon goût : tu ne vas pas assez dans le fond des choses. Le souci étant que c'est autobiographique, à la limite de la confession (on est dans le journal
intime, ici) et qu'en dire plus, c'est en dire trop. Mais voilà : j'ai le sentiment, en te lisant, que tu "survoles" le sujet, en expliquant clairement que c'est la critique qui te freine, mais
sans vraiment développer plus en profondeur, sans chercher plus loin. Ce qui est un peu compliqué quand on le fait dans un texte public, parce que c'est le genre de chose dont on ignore la
finalité.

Le récit est sinon bon, deux trois fautes de conjugaison (les participes et les futurs, de mémoire) sans grande importance, un style léger, propre (comme je l'ai dit plus tôt) au journal intime.
C'est d'ailleurs ce qui transparait, les idées sont données à la suite (sans cette profondeur, donc) comme dans le cheminement éclair de la pensée.
Le texte semble plus écrit pour toi que pour nous : encore journal intime.

Pour en venir au fond, je suppose que je participe à ce mal-être. Mes critiques sont toujours assez dures (mais justes à mes yeux, et tu sais combien je suis pointilleux sur la question des
critiques justes) et je comprends que cela te freine... Mais ce qui me freine, personnelement, c'est cette absence de critique : peu de personnes me lisent. Est-ce le revers de la médaille ? En
tout cas, je te l'ai toujours dit, je prends à chaque fois plaisir à te lire, même si je souligne aussi ce qui m'a moins plus... et, rassure-toi, c'est le cas dans toutes les oeuvres que je
lis/regarde/autre... ! Je trouve rarement un film, livre, un comics ou un manga, un jeu ou un reportage parfaits...
J'exagère un peu le trait, mais il ne faut pas que tu te concentres sur les avis : ils sont toujours subjectifs, et il y aura toujours quelqu'un qui n'aimera pas ce que tu fais. Concentre-toi sur
le plaisir d'écrire, le plaisir de trouver une histoire qui peut plaire mais surtout que tu vas aimer écrire et sur le regard que tu porteras sur l'histoire : tu seras lu, on aimera ou pas, mais tu
auras opéré cette formidable magie que tu décris si bien et si justement : la création.
Le reste, c'est peut-être facile à dire, mais on s'en fout.

Je me reconnais aussi beaucoup dans ce que tu écris : cette incertitude sur l'avenir, ce désir de marquer, ne serait-ce qu'un peu, l'histoire ; survivre dans la conscience collective. Je n'ai pas
peur de la mort, j'ai peur d'être oublié.
Je vis quand même bien mieux que toi ma pauvre production, sans doute parce que je n'ai jamais eu ton rythme d'écriture.
En tout cas, je te soutiens dans cette période, transitoire espérons-le (comme tu l'as dit, si mes souvenirs sont bons, ca arrive à tous les auteurs) et j'espère que tu retrouveras vite le goût
d'écriture, pour les autres mais aussi pour toi !

(Il faut vraiment que j'arrête avec les commentaires de 15 pages par contre... Bientôt on passera plus de temps à me lire qu'à lire tes histoires !)


Peeshan 10/07/2010 19:42


Je vais te donner l'avis objectif de quelqu'un qui n'aime pas trop le style moderne et autobiographique - moi :)

En l'occurence, quelques soient mes goûts, je trouve que tu te débrouille très bien. ç
Ca fait très moderne et énergique, comme style d'écriture, avec les phrases courtes et le présent, les tournures sont à la fois naturelles et littéraires - pas facile à concilier pourtant. Tu as
réussi à faire tout un texte évoquant de nombreuses choses à partir d'une idée fixe - la page blanche, comme si le narrateur comblait ce vide avec ses pensées propres, ce qui est intéressant.

Pour ce qui est de l'écriture le problême est selon moi simplement d'accepter qu'il y a les jours "avec" et les jours "sans". C'est comme la musique, si c'est vraiment un besoin, même si tu ne n'a
pas envie de jouer pendant un mois un jour tu te lève et tu sais que tu va jouer.

Pour le reste j'ai été choqué de ne pas voir de lien vers Asturyan dans l'index des liens ;)

Un asturyannais

PS: Comme je l'ai sous les yeux fait gaffe aux répétitions, j'en vois dans le texte précédent:En fait. Sauf si ça fait partie du style de pensée du narrateur bien sûr...