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Les 10 pires histoires zappées par le relaunch DC !

Publié le par BenT

Bonjour à tous,

 

Le site Newsrama propose les 10 pires et les 10 meilleurs moments que le relaunch de DC (qui a commencé il y a quelques jours !) supprime en revenant à zéro sur plusieurs personnages et/ou en changeant le passé. Je vous proposerai sous peu cette galerie des honneurs !

En avant pour un passage en revue de ce musée de la honte. Il y aura des spoilers pour quelques histoires encore inédites en France, mais vu le changement à venir d'éditeur et la faible qualité de ces histoires, vous découvrirez peut-être uniquement par ce biais ces révélations !

 

Les 10 pires moments de l'univers DC que le relaunch a raison de supprimer :

 

10) Bart Allen : le super-héros le plus malchanceux de tout les temps.

 

Bart Allen est le petit-fils (venu d'un lointain futur) de Barry Allen, le deuxième et plus célèbre Flash. D'abord surnommé Impulse, il est ensuite devenu Kid Flash en aidant Wally West, neveu de Barry et successeur de ce dernier quand on l'a cru mort. Durant Infinite Crisis, Wally s'est sacrifié avec Bart pour stopper Superboy-Prime (un Clark Kent adolescent d'un monde où il est le seul héros, et globalement devenu fou après avoir perdu sa Terre), mais ce dernier est revenu plus tard, plus âgé et seul héros pouvant être rapide comme Flash.

Hélas, la nouvelle série centrée sur lui fut un échec, il fut tué piteusement avant d'être difficilement ramené à la vie par une excuse un peu bidon. Et, finalement, durant Flashpoint (la mini-série centrée sur Flash et un monde changé après la modification d'un événement dans le passé : le monde est en crise, Wonder Woman et Aquaman se font la guerre et détruisent l'Europe, Thomas Wayne est Batman), il fut un héros se "souvenant" d'avant mais devint le Black Flash (un grand méchant de Flash) et détruisit peu à peu la structure du Temps.

 

Et bien... que dire ? On ne peut qu'être d'accord avec Newsrama : le destin de Bart Allen a été honteux depuis Infinite Crisis et le relaunch ne peut qu'apporter du mieux à un personnage catastrophé. Du vent, les cinq dernières années !

 

9) Super-Stag Film.

 

Dans Action Comics #592-593, John Byrne, qui relança magnifiquement Superman, introduisit un nouveau vilain dit Slee, qui voulait piéger Kal-El et Big Barda (une femme extrêmement forte liée à Darkseid et mariée à l'ennemi de ce dernier, Mr Miracle) en leur faisant tourner... une sex-tape.

Et Darkseid poussa ses lieutenants à chercher dans Métropolis la cassette. Si.

 

http://i.newsarama.com/images/superman-big-barda-porn.jpg

 

Je crois que là non plus, le silence emprunt de mépris est suffisant. Quelle horreur. Quelle... idée !

 

8) Superman : Grounded.

 

Peu après la fin de l'énorme histoire New Krypton, actuellement publiée en France, où Superman doit faire face à l'arrivée de milliers de Kryptoniens. Auparavant prisonniers de Brainiac et de la cité miniaturisée de Kandor, ils ont été agrandis et vivent sur une nouvelle Krypton, proche de la Terre. Après bien des déboires et des drames, Superman en finira avec une menace grandissante mais aura perdu son lien intime avec la Terre.

Décidé à retrouver l'esprit qui a guidé ses actions de jeunesse, qui a guidé sa décision de devenir Superman, Kal-El décide... de marcher. Dans tous les Etats-Unis. Pour retrouver ce qui fait l'esprit et le rêve américains, et comment il peut à nouveau les comprendre et les défendre.

 

C'est nul. J'ai lu par curiosité le dernier épisode de ce truc et c'est affligeant. J.M. Straczynski, auteur pour la TV de Babylon V et pour les comics de Amazing Spider-Man, Supreme Power et Superman : Earth-One (très mauvais au demeurant), a voulu offrir une histoire "psychologique" au premier super-héros du monde. Résultat ? L'auteur est parti au bout d'une poignée d'épisodes, en ne laissant que des scripts inachevés à son remplaçant. Qui a dû meubler. Et n'a pas été bon.

Une idée nulle, une mise en oeuvre catastrophique... et dire que cette histoire a été publiée jusqu'au dernier numéro de la série Superman, qui a existé pendant plus de 50 ans. C'est triste.

 

7) Justice League : Cry for Justice.

 

Ici, Newsrama pointe le fait que cette mini-série répète continuellement le mot "justice". Par exemple, dans le premier épisode, les quatre scènes principales finissent toutes par la répétition bien hargneuse de ce mot. James Robinson, l'auteur, ne s'en était apparemment pas rendu compte. Et confond d'ailleurs la justice avec la vengeance en faisant encore une fois prononcer le mot par Green Arrow, après qu'il ait cédé aux sirènes de la revanche dans les dernières pages (bon, c'est sûrement pour montrer qu'il est devenu fou, mais c'est gros).

 

En fait, ce n'est pas le seul problème de cette mini-série. L'idée même est bonne (après Final Crisis et la mort du Martian Manhunter, Green Arrow et Green Lantern décident d'avoir une approche plus proactive et de punir les vilains plus violemment, en les cherchant avant leurs méfaits plus que de subir), mais le traitement a été catastrophique. Personnages mal gérés et mal écrits, scènes de torture par des héros auparavant totalement opposés à ça, rythme lent, absence de vraie menace, fin totalement nulle et mal pensée... une catastrophe. Même aux dessins, avec des délais innommables pour une baisse de qualité terrifiante.
A oublier. Très vite.

 

6) La honte de Batman.

 

Vous connaissez Kevin Smith ? Connu pour des films comme Clercs ou Dogma, connu pour des comics comme la relance de Green Arrow et Daredevil, il a hélas perdu peu à peu de son talent et n'offre désormais plus que des oeuvres pleines d'humour pipi-caca. Dans Batman : The Widening Gyre, monsieur Smith nous apprend en effet que dans une scène-clef de Batman : Year One (les origines de Batman), quand Batman vient surprendre et terrifier des mafieux pour une de ses premières apparitions, notre héros a eu peur.

Tellement peur qu'il a fait pipi dans son pantalon. Si.

 

Je crois qu'il n'y a pas là non plus de mots pour définir ce que je pense de cette idée. C'est... débile. Bête et méchant. Rien de plus.

 

5) Le triple viol de Nightwing.

 

Quand Identity Crisis est sortie, l'histoire a fait du bruit en présentant le viol secret de Sue Dibny, la femme de Elongated-Man, le Mr Fantastic local. Cependant, DC a également fait subir ça à Nightwing, l'ancien Robin : par trois fois, il fut violé par des femmes. Par Tarentula, même si les fans discutent encore car il n'y a rien d'explicite ; par un contrôle mental de Raven pour du sexe au royaume des rêves ; et par Mirage, qui coucha avec lui en lui faisant croire qu'elle était sa petite-amie (Starfire).

 

http://i.newsarama.com/images/nightwing-raped.jpg

 

Etonnant que DC ait laissé autant de fois le personnage être autant maltraité par les femmes. Etonnant aussi que ça n'ait pas plus d'impact sur lui, sachant combien ce phénomène peut être blessant pour un homme et difficile à accepter.

 

4) Une femme au frais.

 

Dans Green Lantern #54, Kyle Rayner est à l'époque seul dépositaire du nom après le massacre du Green Lantern Corps par un Hal Jordan devenu fou et renommé Parallax (on apprendra plus tard que Parallax est une entité cosmique néfaste contrôlan Hal, et que ce n'était donc pas sa faute). Et dans cet épisode, il découvre que sa petite-amie, Alex DeWitt, a été tuée par Major Force et insérée de force dans le frigo du héros.

 

http://i.newsarama.com/images/alex-dewitt-fridge.jpg

 

C'est objectivement très glauque et très extrême. Ca a fait un certain tollé à l'époque et je comprends pourquoi : aller aussi loin dans le gore et dans l'explicite est assez choquant. Heureusement, les comics aiment se moquer d'eux-mêmes : dans le récent crossover Blackest Night, où les morts revenaient à la vie pour tuer les héros, Alex-zombie a enfermé son Kyle dans un réfrigérateur elle-même avant qu'il ne s'en échappe assez rapidement !

 

3) Superboy-Prime et la Réalité.

 

http://i.newsarama.com/images/superboy-prime-punch.jpg

 

Auparavant, j'ai parlé de Superboy-Prime, un jeune Clark Kent, seul héros de son monde (un monde comme le nôtre, avec des comics Superman). Durant Crisis on Infinite Earth, crossover qui a supprimé les Terres parallèles de DC pour une Terre unique, son monde a été détruit mais le jeune Clark a, avec le Clark original (le vieux, des années 30), combattu jusqu'à la fin le grand méchant. Vainqueurs, ils ont eu accès à un monde paradisiaque, où le vieux Clark retrouvait sa vieille Loïs. Mais rien pour Superboy-Prime.

Ayant accès au monde qu'ils avaient sauvé, ils l'ont vu peu à peu devenir plus noir, plus méchant (l'époque où on apprenait le viol de Sue Dibny, par exemple). Superboy-Prime ne l'a pas supporté : énervé, frustré d'être seul et de voir le monde qu'il avait sauvé devenir monstrueux, il a commencé à... taper les miroirs qui montraient ce monde. Or, ces miroirs étaient les reflets de la réalité.

En les tapant, Superboy-Prime... changeait la réalité. Si. Plus il tapait, plus il la changeait. Par exemple, c'est lui qui a rendu la vie à Jason Todd/Robin-tué-par-le-Joker (qui ira ensuite dans un Puits de Lazare de Ra's Al Ghul pour être guéri entièrement : n'aurait-il pas été plus simplement de juste passer par ça ?!).

 

Cette idée a mené à Infinite Crisis, qui a recréé des Terres parallèles. Une histoire pas mauvaise, mais plombée par des dessins inégaux et surtout une idée de départ justifiant ces changements totalement débile. Des miroirs ? Tapés ? Pour changer la réalité ? Par un Superboy frustré et énervé ? Allez, quand même, on pouvait trouver mieux !

 

2) Rise of Arsenal.

 

Vous vous rappelez Justice League : Cry for Justice ? Je vous avais dis que la fin était nulle - car c'est le cas. En fait, à la fin, le protégé de Green Arrow, Roy Harper (qui s'est drogué durant son temps de "jeune partenaire" parce que G.A. le délaissait, magnifique histoire et sublime retour de Roy vers l'héroïsme) perd son bras droit et sa fille à cause d'un très méchant ennemi.

Or, la suite s'intitule Rise of Arsenal : Roy se voit greffer un bras métallique, souffre de son membre manquant, pète un plomb, se redrogue (ah bah oui, quelle belle idée) et prend un chat trouvé mort dans la rue pour... sa fille. Si.

 

http://i.newsarama.com/images/roy-harper-dead-cat.jpg

 

Outre le fait qu'il n'y a pas d'effet hallucinogène dans l'héroïne qu'il prend, comment peut-on justifier ça ? Comment peut-on imaginer ça ? Comment un éditeur peut-il laisser passer ça ? Un chat mort pris pour une petite fille ? Sérieusement, les mecs ?!

 

1) Identity Crisis.

 

Je vous en ai déjà parlé : le viol de Sue Dibny a causé beaucoup, beaucoup de discussions auprès des fans. Outre cela, cette histoire a aussi tué Firestorm et le père de Tim Drake, le troisième Robin. Avec pendant toute la mini-série un énorme mystère : Sue meurt dès le début, tuée par un ennemi mystérieux dépassant tous les systèmes de sécurité pourtant mis en place. Indétectable, il tiraille tous les enquêteurs de DC, Batman compris.

Cet événement mettra en évidence les secrets de la Justice League (le viol, la lobotomie du violeur par Zatanna après vote du groupe, la suppression de mémoire de l'incident chez Batman après qu'il soit arrivé pendant la lobotomie...) et sera ainsi un pavet dans l'aspect nostalgique et enfantin d'une période vieille de 30 ans. Cependant, ce qui est le plus choquant est la résolution de l'intrigue : ce n'est pas un grand ennemi des héros qui a tué Sue, mais... l'ex d'Atom, le petit héros membre de l'équipe. Son ex (qui l'a largué, hein, elle n'a pas été chassée par lui mais bien le contraire) voulait se rapprocher de lui et a eu l'idée de "faire peur" aux justiciers (et donc à son ex) en s'en prenant à Sue. Son plan était ainsi qu'Atom veuille la protéger et qu'ils retournent ensemble. Et, pour ça, elle a volé un de ses anciens costumes, a rapetissé, a attaqué Sue en surfant sur les ondes téléphoniques et en voyant qu'elle avait tué son amie sans faire exprès, elle a brûlé son corps. Pour, je le rappelle, retrouver le mec qu'elle avait largué.

 

L'intrigue était bonne, l'ambiance de fin d'époque et la caractérisation excellentes, le rythme assez bon, les dessins sympas... jusqu'à cette résolution. Personnellement, je trouve ça pathétique et nul. Mais chacun son opinion. Et la vôtre ?

 

A bientôt pour les meilleurs moments de DC selon Newsrama !

Commenter cet article

leonidas 01/11/2011 18:19


tout un programme... avec la sextape de superman...


BenT 02/11/2011 10:39



A 20/25 ans d'écart, je ne sais pas ce qui est le pire !



leonidas 01/11/2011 03:30


Batman qui se fait pipi dessus....


BenT 01/11/2011 18:14


Kevin Smith. Dans la même histoire, le Joker lui proposait de le sodomiser...


Nower 08/09/2011 21:52


Nightwing et Tarantula + INdentity Crisis, tu les mets dans les PIRES histoires zappées par le relaunch ???

Tu oublies le Batman de Zur En Arh. En admettant que RIP soit autre chose qu'une grosse fumisterie, tu oublies l'histoire originale.

Ou alors Superman contre Mohamed Ali, Batman et les Beatles, la totalité des histoires des années 60 ("Mauvaise journée" est un bon exemple, où Batman donne une conférence de presse.)
Enfin bref, y'a du matos avant d'en arriver à critiquer Identity Crisis... hérétique !!^^


BenT 08/09/2011 23:41



Ouais, enfin les histoires des années 30/40/50/60/70, faut les remettre dans le contexte et pas en avoir une vision actuelle...


Sincèrement, Zur En Arrh est cool. Identity Crisis est merdique du milieu à la fin : qui ne peut pas rire nerveusement devant la résolution ? Sincèrement, c'est pas totalement débile comme plan
et comme idée ?!



SteF 07/09/2011 23:48


J'ai surkiffé Identity Crisis du début à la fin!

J'ignorais le coup du bras bionique pour Arsenal. C'est con, ça ne colle pas au perso!

Superboy-Prime qui modifie la réalité, pourquoi pas? C'est du comics après tout. Je sais que ça a fait grincer beaucoup de dents, mais moi ça ne m'a jamais choqué...


BenT 08/09/2011 23:42



Pour Superboy-Prime, c'est surtout le fait qu'il change la réalité avec ses poings - et aussi quels changements il fait (notamment Jason Todd qui n'avait pas besoin de lui pour revenir). Dans
l'absolu, l'idée qu'il change le monde n'est pas mauvaise, c'est la manière.


 


Et Identity Crisis, sincèrement, tu ne trouves pas la résolution très mauvaise vu l'intrigue ?



Romain 06/09/2011 10:28


Certaines histoires, notamment la dernière, sont quand même accablantes. On se demande ce qui leur ait passé par la tête.
Bon, le coup du frigo ou du chat mort, moi, j'aime bien. Toujours bien aimé ce genre de truc, même si effectivement c'est complètement déplacé dans les contextes où ils ont été utilisés.
Je veux la même avec Marvel ! =P


BenT 08/09/2011 23:43



Je veux pas te rencontrer le soir dans la rue, toi.